vendredi 26 décembre 2008

Il fait jour sur la France.

Electron libre du quinze Aout deux mille huit.
Lunéa direction Genève.
Le jour se lève il est cinq heure vingt quatre dans la capitale des monstres.Je regarde le ciel qui se déforme et change de couleur ,le ciel qui s'éclaircit peu à peu , timidement et des nuages très foncés presque noirs viennent completer le décor quasi théâtral, baroque.J'écoute Paris-Varsovie-Alhambra de Saez.Pour l'instant les gens dorment passant par des phases de sommeil plus ou moins longues ,essayant de trouver une position confortable, on entend que leurs souffles, parfois même quelques murmures, douce berceuse collective entremélée au bruit lancinant et régulier des rails.La lumière tamisée grésille un peu de temps à autres.Les lumières de la ville endormie d'un calme apaisant se dessinent derriere les rideaux.
Je suis presque comme un regard exterieur , quasi omniscient.Je n'entre pas dans le jeu, j'ai l'impression de ne pas être vraiment là, d'être juste des yeux.
Et imagine de John Lennon dans cette situaton ca donne les larmes aux yeux.
Il faudrait pouvoir capturer des instants parfois pour mieux décrire leurs sensations.Les mots ont leur limite ,tout comme les images , c'est le temps qui compte ,juste l'instant .Ca papillonne dans mon ventre tellement c'est saisissant.
Juliette dort, j'ai les pieds sur le repose-pieds, la fumée des usines monte au ciel doucement ,les fabriques de nuages.
Juste parce que j'apprecie cet instant avec une certaine mélancolie silencieuse.
Je crois que je n'ai jamais eu autant de frisson en écoutant wonderwall de cat power ,qu'aujourd'hui.
La vie s'installe .J'aime l'aurore , le lever du jour, et celle-ci en particulier meme si l'important est qu'il fasse jour.

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